Assemblée générale dès 16H30 suivie à 17H30 de la conférence :
« La Guerre 1914-1918 en chansons » par Yves Drillaud
La France 14-18 en chansons ce sont 390 diapositives qui illustrent 12 chansons évoquant la montée du nationalisme, la propagande au début de la guerre mais aussi la dureté des combats, la lassitude des combattants et la victoire.
Vendredi 13 février
« La philatélie 1940-1944, un outil de propagande pour l’Etat français et le Gouvernement de la France libre » par Didier Guillois
L’administration des postes de l’Etat français émettra plusieurs timbres à l’effigie du maréchal Pétain après le succès du débarquement du 6 juin 1944. Les maquis qui participent à la libération du territoire utilisent les timbres à l’effigie de Pétain en les surchargeant d’une croix de Lorraine ou autres sigles afin de marquer la libération de ces territoires. Le gouvernement de la France libre émet aussi ses propres timbres, le général De Gaulle refusant l’emploi des timbres de Vichy et des timbres des alliés.
Vendredi 06 mars
« Quand la vannerie façonnait un village : l’histoire singulière de La Fazilière » par Laurent Pineau
La Fazilière ? Derrière ce toponyme, en apparence banal pour un lieu-dit en Gâtine, se cache une histoire socio-économique unique, marquée par le développement, au début du XIXème siècle, d’une activité artisanale emblématique : la vannerie en châtaignier. Pendant près de deux cents ans, ce hameau de Vernoux-en-Gâtine s’est distingué des campagnes environnantes, formant une microsociété à part entière, centrée autour de ce savoir-faire artisanal. Si les archives écrites restent rares pour expliquer l’essor de cette activité, les témoignages recueillis auprès des derniers vanniers en activité, révèlent une page méconnue de notre histoire contemporaine et de notre patrimoine local.
Vendredi 03 avril
La pie, par Yvonne Nordey (d’après Claude Monet)
«Vivre avec le refroidissement climatique : l’année 1709 dans la France de l’ouest » par Benoît Sancé
En 1709, pendant une période de refroidissement climatique appelé « le petit âge glaciaire » se tient un hiver si difficile qu’il a marqué les contemporains.
Les historiens et scientifiques s’accordent aujourd’hui pour voir dans une diminution de l’irradiance solaire et dans une série d’éruptions volcaniques les causes de la forte baisse des températures. La faune et la flore souffrent particulièrement. Mais les hommes ne sont pas épargnés non plus par plusieurs vagues de froid successives en janvier et février 1709. A Paris, il fait -20 °C et le vin gèle sur la table du roi. Le printemps, humide et tempétueux n’améliore pas la situation. Cela entraîne une crise protéiforme avec un dérèglement des récoltes, de l’économie, de la démographie, entraînant également une crise sociale et politique. La France n’est pas la seule puisqu’une grande partie de l’Europe est touchée et même les canaux de Venise sont pris dans les glaces.
Si la situation en France et en Europe a été étudiée, qu’en est-il pour le Centre-Ouest, c’est-à-dire le Haut et Bas-Poitou, l’Aunis et la Saintonge ? Quel est l’impact de ce grand hiver sur cet espace en théorie protégé par un climat océanique, une polyculture déjà tournée vers l’exportation et des solidarités locales ou confessionnelles ? Et si il y avait des idées à prendre face au dérèglement climatique actuel ?…
Vendredi 22 mai
Brigade de bouchers. Abattoirs de Bressuire (vers 1930)
«Le Bœuf, le boucher, la viande : regards d’un historien sur la boucherie en ville et en campagne (XIX-XXe) » par Sylvain Leteux.
L’activité bouchère a été longtemps stigmatisée et dénoncée, notamment dans les villes du Moyen Age et de l’époque moderne. C’est une activité liée au négoce, à l’argent, à la mise à mort, au sang, à la souillure, aux nuisances urbaines : les tueries particulières sont des lieux connotés négativement. A partir du XIX e siècle s’amorce une modernisation de la boucherie, avec une séparation progressive des deux pans de l’activité : la mise à mort et la découpe de gros (l’abatage) et la vente au détail à la clientèle (boucherie de détail). Cette séparation connait une chronologie très variable selon la taille des centres de consommation (ville / campagne). L’intérêt du territoire des Deux Sèvres est qu’il conserve une activité d’abatage importante (liée à l’image de marque de la race à viande parthenaise) mais également des traces patrimoniales bien conservées des abattoirs communaux des années 1870 (à Bressuire et Thouars notamment). La Gâtine parthenaise est une zone ancienne d’élevage bovin, avec une tradition d’expédition de la viande vers Paris. Il est intéressant de comparer l’évolution sur le long terme, de la Révolution à la fin du XXe siècle, de l’activité bouchère dans une région agricole d’élevage avec la situation d’un grand centre de consommation comme Paris. A travers des supports visuels (gravures, photos), Sylvain Leteux propose son regard d’historien sur l’évolution de l’activité bouchère.