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PROJECTION DU FILM AU CINEMA

LE FOYER DE PARTHENAY LE SAMEDI 13 JANVIER 2018 (en après-midi)

A cette occasion, le Foyer et La Société historique de Parthenay vous invitent,

à partir de 15 heures, à participer aux animations qui précéderont la projection,

en présence de M. Eric Kocher Marboeuf, et Yvan Griffault

 

1er Semestre

Vendredi 12 janvier Salle Europe à 17h30

“A propos des Gardiennes, l’influence de la Grande Guerre sur Ernest Pérochon et son oeuvre romanesque”

Par Eric Kocher-Marboeuf, Maître de conférences en Histoire contemporaine à l’Université de Poitiers, président des Amis d’Ernest Pérochon

 

“C’est l’intérêt populaire croissant pour la mémoire de la Première guerre mondiale à partir des années 1980  qui permet à l’œuvre d’Ernest Pérochon de renouer avec l’actualité à travers la réédition de ses romans les plus célèbres à intervalle régulier dont Les Gardiennes paru en 1924 récemment adapté au cinéma par le réalisateur Xavier Beauvois sur les conseils de la productrice Sylvie Pialat.

N’ayant participé qu’aux premiers jours de la guerre à la fin août 1914 sur le front de Lorraine du fait d’un grave problème de santé, Ernest Pérochon passe le restant de la guerre au dépôt régimentaire du 114e RI de Parthenay où il est naturellement baigné dans l’actualité du département. De fait, il ne prétendra jamais après le conflit entrer dans la catégorie des écrivains-combattants ou des écrivains décrivant les réalités militaires du front, plus modestement il investit le champ délaissé de “l’autre front”, celui de l’arrière qui a tenu coûte que coûte et qui a contribué à sa manière à la victoire. C’est ainsi qu’il s’attache à montrer les mutations foncières et les stratégies patrimoniales du monde paysan durant la guerre dans La parcelle 32 paru en 1922 avant de rendre un hommage appuyé aux agricultrices dans Les Gardiennes deux ans plus tard. Son intérêt pour l’atmosphère et les changements de moeurs imputables au conflit ne s’arrêtent pas là et il aborde des aspects plus intimes de la sexualité et des bouleversements sociaux dans Le crime étrange de Lise Balzan, Les frères Madagascar et Marie-Rose Méchain dont la lecture est tout aussi instructive que celle des gardiennes.”

 

 

Vendredi 26 janvier Salle Europe

Assemblée Générale   17 heures

Suivie de la conférence à 17h30

 

« Mazières, une commune rurale en 1914 »

Par Yves PACAUD

" A partir de 1850, la commune et le village de Mazières vont subir de profondes modifications. Le changement pour les habitants va être important. On assistera à un véritable bouleversement économique et culturel porté par deux vecteurs : le désenclavement et l'école, sans oublier des hommes progressistes … mais restant dans leur temps."

 

 

Vendredi 9 février Salle Europe à 17h30

 

« Thénezay de 1938 à 1945 : la vie économique de cette région à la veille de la guerre, la vie politique. »

Par Jean-Claude GIRAUD

Les élections de 1936 et l’arrivée du Front Populaire, (portrait de deux hommes : Germain Rallon et Elie Dubois)

L’occupation et ses conséquences : l’armée Polonaise à Thénezay, les réfugiés, de la relève au STO, le marché noir, une division SS à Thénezay, le témoignage d’un écrivain à Thénezay, un aperçu de la collaboration.

La Résistance dans la région de Thénezay (Pierre Mappas, le groupe Pontcaral, Madeleine Richou, le réseau Delbo- Phénix à Assais les Jumeaux, Robert Ayrault etc.)

La libération-ses joies-ses drames. Conclusion

 

Vendredi 9 mars Salle Europe à 17h30

 

« La musique au fusil, musiciens et chansonniers amateurs de la grande guerre ».

Par Claude RIBOUILLAULT

 

Vendredi 6 avril Salle Europe à 17h30


"Traqués, cachés, sauvés. Etre juif en Poitou (1940-1944)"

par Virginie DAUDIN

"De mars 1942 à août 1944, la traque méthodiquement organisée par les autorités nazies et le régime de Vichy aboutit à la déportation de 76 000 Juifs – dont 11 400 enfants – depuis la France vers les centres de mise à mort. Seuls 2 500 survivront. 
> Face aux persécutions, le Poitou – frontalier de la zone libre – devient une terre de refuge et de transit sur les routes de l’exil. La solidarité active de nombreux Poitevins, les chaînes d’entraide et les organisations de résistance juive et non-juive concourent au sauvetage de plusieurs centaines de personnes."